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Quelques informations générales sur le pays

Aux vues de son riche passé historique, de sa végétation luxuriante, de sa faune incomparable en diversité et quantité, de ses iles paradisiaques, de ses superbes sites de plongée et de pêche en haute mer on peut se demander pourquoi les voyageurs négligent le Panama ou se contentent d'une visite éclair. Le pays souffre-t-il de son trop fameux canal, enjeu de tant de conflits régionaux ? Revenu dans le giron panaméen depuis la fin de l'année 1999, celui-ci devrait permettre au pays de conforter une stabilité économique et politique issue de sa synthèse entre sa culture indigène d'origine et l'héritage colonial espagnol.

En quittant le Panama, vous aurez le sentiment d'avoir découvert un secret encore bien gardé, et que vous conserverez jalousement, jusqu'à votre prochaine venue, pour vous rendre compte si l'enchantement peut se rompre après plusieurs séjours.

Environnement

L'isthme de Panama forme le cordon ombilical reliant l'Amérique du Sud à l'Amérique centrale. Encadré à l'Ouest par le Costa Rica, à l'Est par la Colombie, le pays ne mesure que 52 km de large à son point le plus étroit. Sa côte septentrionale s'étend en revanche sur 1 160 kms le long de la mer des Caraïbes, et sa côte méridionale sur 1 690 kms au bord de l'océan Pacifique. Le célèbre canal de Panama traverse le territoire de part en part, délimitant une région Est et une région Ouest.

Selon les autochtones, passer sur la rive Ouest du Canal, c'est "aller à l'intérieur".

Des centaines d'îles émaillent la côte caribéenne, dont les archipels de San Blas et de Bocas del Toro. Ce sont toutefois l'île de Coiba et l'archipel de Las Perlas, dans le Pacifique, qui possèdent les meilleurs sites de plongée et de pêche hauturière. Les deux plaines côtières se déploient de part et d'autre du massif montagneux qui constitue l'épine dorsale du Panama. Celui-ci culmine à 3 475 m d'altitude avec le volcan Barú.

On distingue deux périodes climatiques: la saison sèche, appelée ici l'été, de mi-décembre à fin avril, et la saison humide, appelée hiver, le reste de l'année. Mais ici, l'hiver est aussi chaud que l'été. La pluie tombe davantage sur les reliefs de la côte caribéenne que sur le littoral du Pacifique, où se concentre le gros de la population. Les régions de plaine connaissent des températures élevées (26-35°C), mais il fait beaucoup plus frais en montagne (12-20°C). On enregistre peu de variations de température au cours de l'année. Les mois d'octobre et novembre étant les plus humides, avec un taux dépassant les 80 %.

La forêt vierge domine la zone du canal, le Nord-Ouest et une grande partie de l'Est, (grosso modo les provinces de Darien, Panama et Colon). Si beaucoup s'extasient devant l'environnement naturel du Costa Rica, il faut savoir que le Panama compte davantage d'espèces animales et végétales, et plus de territoires protégés.

Surtout, on y croise beaucoup moins de touristes susceptibles de faire fuir la faune. Venez donc vous rendre compte par vous même avant qu'il ne soit trop tard.

Effectivement ici le contact avec la nature est très facile, par exemple, aux portes de la capitale il y a deux parcs nationaux, avec une végétation luxuriante et la possibilité de voir diverses espèces animales dans leur milieu naturel.

Quelques données

Intitulé du pays : république du Panama
Superficie : 75 640 km² (0,15 x la France)
Population : 3 400 000 habitants (2010) (croissance démographique 1,67 %)
Capitale : Panama (980 000 habitants)
Peuples et ethnies : Métis Amérindien-européens 60%, Afro-américains 12%, Chinois 10%, Blancs hispaniques 10%, Mulâtres 5%, Amérindiens 6%
Langues : espagnol, anglais et langues amérindiennes
Religions : catholiques 84%, protestants 5%, musulmans 5%
Institutions politiques : régime présidentiel
Président : depuis juillet 2009, Ricardo Martinelli
PIB : 17 milliards de $US
PIB/habitant : 6 000 $US
Croissance : 4,5%
Inflation : 1,8%
Principales activités : Canal, Banques, Transport maritime, Zone libre (seconde mondiale), Tourisme, Agriculture
Principaux partenaires : Etats-Unis, Chine, Allemagne, Costa Rica
 

Infos pratiques

Visa : un visa n'est pas nécessaire pour les ressortissants européens et canadiens dont le séjour ne dépasse pas 90 jours, mais vérifiez, car des changements dans la politique migratoire vont intervenir à partir d'Aout 2008.
Santé : Par précaution, partez bien vacciné (surtout dengue), fièvre jaune si vous allez dans certaines régions comme le Darien et quelques zones indigènes de l'Ouest, et munis d'un traitement préventif contre le paludisme (la zone du Darien, frontalière de la Colombie, est touchée). Ailleurs, ce n'est pas nécessaire. L'eau est potable dans les villes, restez prudents dans les zones reculées du pays et les iles, consommez de l'eau en bouteille.
Décalage horaire : GMT/UTC : - 5 heures, (avec la France : moins 6 heures en hiver, moins 7 heures en été), heure identique avec le Canada.
Poids et mesures : système métrique en général, mais certaines mesures sont exprimées dans le systéme anglo-saxon, attention, les carburants sont vendus en Galon U.S.
Electricité : 110 V , Fiches plates
Indicatif téléphonique : + 507
Ambassade de France : Plaza de Francia - AP 869 - Panama Zona 1 - tél. +507 228 78 24 - 228 82 90 - 228 00 46; fax +507 228 78 52
Ambassade du Panama en France : 145 rue de Suffren 75017 PARIS - tél. 01 45 66 42 44 ; fax. 01 45 67 99 43 - Consulat à Marseille.
 

Notez bien que le Panama utilise le dollar américain ainsi que la monnaie locale appelée "Balboa", mais avec des valeurs identiques. Les deux monnaies sont utilisées sans distinction. Contrairement à la plupart des pays d'Amérique centrale où le dollar étasunien constitue la seule devise échangeable, vous pourrez convertir dans la capitale pratiquement n'importe quelle monnaie dans les bureaux de change, ainsi que dans les casinos, mais attention, il est aussi important de savoir qu'il est pratiquement impossible de changer des devises dans les banques, toutefois, à ma connaissance, certaines agences de Credicorp bank, HSBC, Banco Nacional de Panama, acceptent, uniquement l'Euro. Le réseau de guichets automatiques où vous pourrez utiliser les cartes de retrait, Visa, Master card, est bien développé, très difficile pour American express.

Dans les restaurants chic, vous pouvez laisser un peu de monnaie, voire autour de 10% du montant total. Dans les petits cafés et les établissements modestes, le pourboire n'est pas nécessaire. Le marchandage ne fait pas partie des us et coutumes du pays, sauf dans les petits commerces de certains quartiers ou de l'avenida central, dans la capitale, ainsi que quelquefois dans les commerces d'artisanat.

Pour se déplacer sur le territoire il y a des services de bus qui couvrent toutes les régions du pays, pour quelques dollars, le trajet le plus onéreux, en bus avec siège inclinable, toilettes, air conditionné, revient à 26 dollars, pour traverser tout le pays.

Bien sûr, un minimum de connaissance de l'espagnol est souhaitable pour se déplacer en transport public, car en dehors des grandes villes, il faut souvent se renseigner, les arrêts de bus n'étant pas matérialisés, les bus s'arrêtent sur un signe, sur le bord de la route, et l'indication de leur trajet n'est pas forcément claire ni facilement lisible.

Venir avec des enfants ne pose aucun problème, quoique avec un bébé je serais plus hésitant, à cause de la chaleur et de l'humidité surtout, en pleine saison des pluies, 10 minutes à l'extérieur et vous avez le sauna gratuit, c'est peut être bon pour garder la ligne, mais c'est assez éprouvant si on doit passer des heures dehors. Sinon, en dehors de cela, on trouve de tout ici, surtout dans les villes, bien sûr, dans les petits villages ou sur les iles, l'offre est bien plus limitée.

Prix moyen pour les hôtels et les restaurants

Question prix, cela dépend de ce que l'on recherche, du niveau de confort ..... par exemple, dans la capitale, une chambre d'hotel peut se situer entre 30 et 300 dollars. Je donne toujours un prix moyen de 90 dollars pour un statut correct.

Se nourrir également dépend de chacun, on peut manger dans un petit restaurant traditionnel ou genre caféteria, comme le font les panaméens à midi, pour 3 dollars, ou préferer mieux pour 15 ou 20 dollars.

Hébergement économique : 10-20 $US
Hôtel catégorie moyenne : 30-60 $US
Hotel catégorie moyenne supérieure : 80-100 $US
Hôtel catégorie supérieure : 120 $US et plus

Repas économique : 3-5 $US
Restaurant catégorie moyenne : 10-20 $US
Restaurant catégorie supérieure : 20 $US et plus

L'hébergement coûte généralement plus cher au Panama que dans le reste de l'Amérique centrale. A titre de comparaison, vous dépenserez 15 ou 20 $US pour une chambre qui, au Nicaragua ou au Guatemala, vous reviendrait à 6 $US. Si vous disposez d'un budget particulièrement serré, comptez au minimum 30 - 40 $US par jour pour le gîte et les repas. Dans le cas contraire, prévoyez dans les 80 $US.

Pour les lignes intérieures aériennes, selon la destination, les tarifs se situent entre 50 et 120 dollars.

Question transport public, dans la capitale, les bus communs, appelés "diablo rojo", ont un tarif unique de 25 centimes quelque soit la distance, pour les taxis il faut compter entre 2 et 6 dollars, selon la distance, mais cela peut passer au double pour qui a trop la tête d'étranger, et sachez que comme pour les bus, il n'y a pas d'arrêt, un signe de la main suffit.

La période touristique couvre la saison sèche, grosso modo de mi-décembre à fin avril. Pendant la saison des pluies (reste de l'année), le temps est géneralement chaud et moite en plaine, surtout dans les régions de l'Est, et particulièrement en Octobre-Novembre. Les précipitations se présentent le plus souvent sous forme d'averses brutales (ou plutôt des trombes d'eau) qui durent 30 minutes à une heure et rafraîchissent l'atmosphère avant de laisser place au soleil, et à une levée d'humidité. Si vous avez l'intention d'entreprendre de longues randonnées, optez pour la saison sèche qui offre des conditions climatiques moins pénibles.

Par ailleurs, la région de Darien n'est transitable qu'à cette époque de l'année, et jamais sans l'assistance de quelqu'un connaissant bien la région. Je ne me lasserai jamais de répéter qu'il s'agit d'une région de forêt équatoriale très dense, où on peut facilement se perdre, et ne pas être retrouvé avant des jours et semaines, car allez chercher quelqu'un sous une couverture végétale de 40 à 60 métres de hauteur, où les seules voies de communication sont les rivières, sans parler de l'intense humidité qui y règne, des animaux, il y a non seulement des crocodiles mais aussi des félins.

Les fêtards s'arrangeront pour visiter la capitale ou la presqu'île d'Azuero en période de carnaval, le week-end qui précède le mercredi des Cendres.

Le carnaval se déroule pendant les quatre jours qui précèdent le mercredi des Cendres. Il se traduit par de la musique, des danses et un grand défilé de Mardi gras, de copieux arrosages d'eau, et beaucoup d'alcool. Les villes de Panama, Penonome (Province de Cocle), et Las Tablas (Province de Los Santos), se classent au premier rang pour la qualité des festivités. Les célébrations de la Semaine sainte ont une résonance particulière à la Villa de Los Santos, dans la presqu'île d'Azuero. Dans la région de Colón, le 21 octobre, la procession du Christ noir attire à Portobelo des pèlerins venus de tout le pays. Dans cette région est également importante la tradition folklorique du "Congo".

Jours fériés : 1 et 9/1 - Pâques - 1/5 - 15/8 - 12/10 - 1, 2, 3, 10 et 28/11 - 8 et 25/12

Quelques lieux à ne pas manquer

Des centaines d'îles sont disséminées le long du littoral panaméen et, vu la faible distance qui sépare les deux côtes (une heure 30 de route), vous pouvez parfaitement plonger le matin dans la mer des Caraïbes et l'après-midi dans le Pacifique. Dans la baie de Chiriqui, les eaux protégées près de l'île de Coiba, abritent certains des meilleurs spots d'Amérique Centrale pour la plongée avec ou sans bouteille. Si vous voulez vivre une expérience originale, pourquoi ne pas explorer les profondeurs prés du canal de Panama. Elles renferment en effet quantité d'épaves et d'équipements abandonnés par les Français lors de la construction du chemin de fer, et dans la région de Portobelo, essayez de retrouver la trace de la sépulture marine de Francis Drake, ou l'épave de la caravelle que Christophe Colomb y a abandonné. La plage de Santa Catalina, dans la presqu'île d'Azuero, est fameuse et accueille les surfeurs sur des rouleaux atteignant parfois 6 m (mais de 3 m en moyenne), de même que dans la région de Pedasi.

Les adeptes de la pêche seront heureux d'apprendre que la baie de Piñas, sur la côte Pacifique, enregistre des records en matière de pêche hauturière. Les tortues de mer abondent le long du littoral panaméen bien que les Indiens Kuna en tuent un grand nombre pour consommer leur chair, ainsi que les langoustes et crabes. Cana, au fin fond du parc national de Darien, constitue un endroit paradisiaque pour s'adonner à l'observation des oiseaux, d'autant plus que les touristes ne s'y bousculent pas. Les rares visiteurs ont ainsi tout le loisir de photographier les diverses espèces de perroquets multicolores qui nichent là. Mais d'autres endroits sont également réputés à ce titre, comme el camino de Achiote, el camino del oleoducto, Cerro Campana, Cerro Punta, Guadalupe.

Dans la région de Bocas del Toro vous pourrez observer des dauphins, mais aussi dans le Pacifique, vers isla Taboga ou l'archipel de Las Perlas.

Entre juillet et octobre, vous pourrez également voir des Baleines à bosse, dans les parages de l'archipel de Las Perlas ou de isla Coiba.

La ville de Panama

Centre économique du pays, la capitale panaméenne s'étire sur 10 kms le long de la côte Pacifique, entre Panamá La Vieja, à l'est, et le canal de Panama, à l'ouest, mais en réalité, elle s'est développée à présent sur plus de 25 kms, entre l'Océan et le Canal. Le vieux quartier de San Felipe (ou Casco Antiguo) surplombe la mer dans la partie sud-ouest de la ville. Ses beaux bâtiments décrépits, agrémentés d'élégants balcons, évoquent la splendeur passée de l'époque coloniale. L'endroit recèle en outre un certain nombre d'églises anciennes et de musées (musée du Canal interocéanique de Panama, musée d'Histoire.). Vous pourrez vous promener le long du Paseo de las Bovedas, au sommet de la digue construite par les Espagnols il y a quatre siècles, et prendre un bain de foule populaire et coloré en cheminant dans la Avenida Central, une rue bondée de commerces à bas prix. Profitez-en également pour parcourir la ville moderne, les gratte-ciel d'un modernisme agressif dans le quartier de Paitilla (on se croirait à Manhattan), le quartier financier de Obario (95 Banques sont représentées là), la via España du secteur commerçant, qui se situe à l'opposé du charme suranné des quartiers anciens.

A la périphérie se dressent les ruines de Panamá La Vieja, la vieille ville fondée par le conquistador espagnol Pedro Arias de Avila en 1519, après que Vasco Nuñez de Balboa eut découvert la côte et l'Océan Pacifiqueen 1513.

Si le spectacle de la nature vous séduit davantage que les vieille pierres, ne manquez pas de visiter le parc national Soberanía et ses 265 hectares de forêt vierge, son jardin botanique et son zoo, ainsi que le parc naturel Metropolitano. Depuis Gamboa, vous pouvez également effectuer une ballade sur le lac Gatun pour y admirer la végétation des nombreux ilots, ainsi que diverses espèces animales telles que singes Capucins, singes Hurleurs, Iguanes, Crocodiles, Tortues d'eau, Oiseaux divers.

Le canal de Panama

Merveille d'ingénierie, le canal de Panama constitue l'un des plus importants du genre. Il s'étend sur 80 kms entre la capitale, sur la côte Pacifique, et Colón, sur l'Atlantique. Plus de 12 000 bateaux l'empruntent chaque année. Les énormes bâtiments qui naviguent dans cette voie d'eau étroite, encadrée de chaque côté par la forêt vierge, créent un spectacle inoubliable. A l'écluse de Miraflores, à la lisière nord-est de la capitale, une plate-forme et une terrasse au sommet du centre de visiteurs permettent aux touristes de découvrir ce site étonnant et ses activités. Un musée présente des maquettes et un film sur le canal. Des bateaux partent de "isla Flamenco", à l'extrémité du "Causeway", pour une excursion de cinq à six heures sur le Canal, en passant les écluses de Miraflores et Pedro Miguel. D'autres partent de Gamboa, sur le lac Gatun, et font le trajet inverse, jusqu'à l'océan.

L'île de Taboga

Cette île charmante, à 20 kms au sud de Panama, possède une plage agréable et de splendides étendues de forêt vierge protégées. Elle abrite l'une des plus importantes colonies de pélicans d'Amérique latine. On la surnomme l'"île aux fleurs" car à certaines périodes de l'année, l'air embaume du parfum des espèces végétales. La colonisation de Taboga remonte au XVIe siècle, avant même celle de Panama, comme en témoigne sa petite église construite en 1550. C'est de Taboga que Pizarro embarqua en 1532 à la conquête du Pérou. La fête locale qui a lieu le 16 juillet comprend des processions et des célébrations nautiques. L'île se trouve à une heure de bateau de Balboa, dans la capitale.

Boquete

Réputée pour la douceur de son climat et son cadre naturel préservé, la petite ville de Boquete se niche au cœur d'une vallée escarpée, à 35 kms au nord de David. Elle se prête parfaitement à la randonnée pédestre ou à cheval, et à l'observation des oiseaux. Elle offre par ailleurs une fraîcheur appréciable comparée à la plaine. On y cultive des fleurs, du café et des agrumes célébrés lors de la "Feria de las Flores y del Café", au mois de janvier. Boquete constitue une excellente base pour entreprendre l'ascension du volcan Barú (3 475 m), à 15 kms à l'ouest, ou visiter les 14 300 hectares du parc national qui l'entoure.

L'archipel de San Blas

Les 378 îles et ilots de l'archipel de San Blas s'éparpillent le long de la côte caribéenne, au nord-est du territoire continental, du golfe de San Blas pratiquement jusqu'à la frontière colombienne. Elles forment une province autonome gérée par ses habitants, les Indigénes Kuna. Ces derniers ont conservé leur système économique, leur langue et leurs coutumes propres. L'archipel vit du commerce des noix de coco, de la pêche et du tourisme. On peut y pratiquer la baignade et la plongée avec ou sans bouteille (la période d'avril à juin offre les meilleures conditions). Achutupu, Aligandi, Kuanidup, Yandup et Coco Blanco sont certaines des îles les plus intéressantes. Il existe des liaisons aériennes (une par jour)depuis la capitale, et les bateaux des marchands qui font du cabotage prennent des passagers au départ de Colón.

Et ceci n'est qu'une petite partie de ce qui vous attend pour vous enchanter.

Un peu d'Histoire

1501, l'Isthme de Panama est découvert par Rodrigo Galvan de las Bastidas.
1510,
Les Espagnols s'installent à l'embouchure du Río Chagres, sur la côte caribéenne.
1513, Vasco Nuñez de Balboa découvre l'Océan Pacifique.
1519,
Fondation de la ville de Panama.
1532, le pays devient la base de départ pour la conquête de l'Empire Inca, colonisation du Pérou. Les richesses provenant du continent Sud transitent par son port, stimulant son développement économique.
1739, Rattachement du Panama à la vice-royauté de Nouvelle-Grenade.
1821, Le pays reste lié à la Grande-Colombie après sa séparation de l'Espagne.
1855, La ruée vers l'or en Californie entraîne la construction par les Etats-Unis du chemin de fer Colón-Panama.
1880, le français Ferdinand de Lesseps entreprend la construction du canal de Panama. Le projet est interrompu en 1894, faute de capitaux.
1903, A la faveur d'un soulèvement encouragé par les Etats-Unis, le Panama proclame son indépendance et instaure la République. Les Etasuniens obtiennent une concession à perpétuité sur une portion de territoire allant du Pacifique à la mer des Caraïbes, et reprennent les travaux.
1914, Achèvement du canal de Panama, inauguré le 15 Aout.
1959, 1964, 1966, poussées nationalistes contre la tutelle des Etats-Unis.
1977, Traité Carter/Torrijos qui abroge le traité de 1903 et prévoit la restitution du canal au Panama le 31 décembre 1999.
1987-1988, A la tête de l'armée, le général Manuel Noriega, ancien agent de la CIA, destitue le président E. Delvalle élu en 1985.
Décembre 1989, Opération "Juste Cause", Intervention militaire des Etats-Unis. Noriega est renversé.
Mise en place du président E. Endara.
1994,
élection d'Ernesto Perez Balladares.
1997, Suppression de l'armée panaméenne qui est remplacée par une police civile.
1999, élection d'une femme à la présidence, Mireya Moscoso.
Le 31 décembre 1999, le canal est restitué au Panama après 85 années de domination nord-américaine.
2003, Commémoration du Centenaire de la République et Construction d'un second pont au-dessus du Canal, "Puente Centenario". Jusque là il n'existait que le "Puente de las Americas" pour assurer la liaison entre les deux parties du pays, ainsi qu'entre les deux continents.
2004
, Election de Martin Torrijos à la présidence du pays.
2006, le 22 octobre, par référendum, les Panaméens décident d'agrandir le canal afin de faire face à la hausse du trafic et rester compétitif sur le transbordement.
Depuis le 7 novembre, le Panama est membre non-permanent de l'Amérique latine au Conseil de sécurité de l'ONU.

Culture

Bien que l'espagnol soit la langue officielle, l'influence des Etats-Unis et la nature internationale du canal placent l'anglais tout de suite derrière. Les émigrés issus du continent indien parlent un anglais teinté d'accent caribéen avec un mélange de créole, tandis que les Amérindiens ont conservé leurs idiomes.

Quelques expressions utiles:

Salut: Hola!
Bonjour: Buenos días
Bonne après-midi: Buenas tarde
Au-revoir: Adios! ou Hasta luego
S'il vous plaît: Por favor
Merci: Gracias
De rien: De nada
C'est combien ? : Cuanto es ?
Je (ne) comprends (pas): (No) entiendo
Je voudrais un billet aller-retour: Quisiera un billete de ida y vuelta
Je veux aller à...: Quiero ir a...
Je cherche...: Estoy buscando...
Mon hôtel: mi hotel
Le château: el castillo
La cathédrale: la catedral
L'église: la iglesia
La place principale: la plaza mayor
Je voudrais le menu du jour: Quisiera el menu del dia

La production artistique et artisanale reflète la diversité ethnique du pays. Amérindiens, Indigénes, métis, Chinois, Moyen-Orientaux, Européens et Nord-Américains contribuent à ce grand melting-pot culturel. D'ailleurs, le Panama est connu sous le nom de "creuset des races". A noter une tradition de sculpture sur bois, de vannerie, de tissage, de céramique et de fabrication de masques.

La majeure partie de la population appartient à la religion catholique, mais on recense un nombre significatif de musulmans et de protestants, ainsi qu'une petite minorité d'hindouistes et de juifs.

Comment s´y rendre ou y circuler

Le Panama possède deux compagnies aériennes assurant une bonne desserte intérieure : Air Panama et Aeroperlas.

Un réseau de bus bon marché relie toutes les destinations du pays accessibles par la route, mais ne soyez pas exigeants sur le confort ni les horaires.

La liaison ferroviaire Panama-Colón, restaurée en 2000, principalement utilisée pour le transport marchand des containers, assure également le transport des voyageurs au moyen d'un Train touristique trés confortable, mais de manière limitée, un départ à 7 heures du matin depuis Panama et un retour à 17 heures depuis Colón, seulement les jours de semaine.

Le réseau routier subit actuellement d'importants travaux de rénovation : construction d'une autoroute Panama-Colón et restauration et élargissement de la route interaméricaine, notamment.

On trouve des agences de location de voitures dans la capitale et les grandes villes. Sachez que la conduite au Panama, surtout dans la capitale, est assez dangereuse.

Dans certaines régions, le bateau constitue le principal mode de transport, en particulier entre les iles de San Blas et celles de Bocas del Toro. Les Indigénes Kuna transportent des marchandises et des passagers le long de la côte de San Blas, entre Colón et Puerto Obaldía. Enfin ! ce sont souvent des Colombiens qui approvisionnent les diverses iles.

Des vols desservent le Panama au départ de tous les pays d'Amérique latine et d'Amérique du Nord. Miami est le principal noeud de communication pour cette destination. Depuis l'Europe, les principales compagnies aériennes de desserte sont Iberia, KLM, Delta, Continental. La compagnie aérienne nationale panaméenne s'appelle  COPA.

Il existe deux postes-frontières entre le Panama et le Costa Rica, Paso Canoa étant le plus couramment emprunté, suivi de Guabito-Sixaola, près de la côte caribéenne (région de Bocas del Toro). Des bus se rendent jusqu'à la frontière et sont relayés de l'autre côté par des compagnies costariciennes. Par contre, il n'existe pas de liaison routière avec la Colombie, il faut obligatoirement emprunter l'avion ou le bateau pour s'y rendre. En dépit de l'impressionnant trafic maritime le long du canal de Panama, peu de bateaux acceptent des passagers à leur bord.

 

Météo à Panama  :

   (source Yahoo)

   (source MSN)